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Caubère Philippe

Un dieu du théâtre, Papillon Éphémère, la vie de groupe comme chrysalide accouchant d’une solitude absolue, né d’un mythe solaire, d’une mère tentaculaire, déesse d’Orient  projeté telle une étoile filante sur nos planches pour nous raconter notre histoire, il a par son roman d'un acteur tricoté tous les rêves du théâtre de la fin du vingtième siècle et dans le même temps  déchiré tous nos espoirs…

Charlie Chaplin

Le maitre absolu… Qui veut comprendre ce qu’est la commedia d’el Arte peut regarder ce génie de la rigueur et de l’improvisation, ce corps poétique chez qui la science du mouvement est la science de la vie. Charlot est l’Arlequin du vingtième siècle et à travers lui renait toute une tradition du théâtre, paradoxalement au cinéma…

 « Le rire est le chemin le plus court entre deux hommes.» Charlie Chaplin

 

Contes

Les contes sont au théâtre les germes qui lui ont donné naissance, notre dictionnaire ne peut que leur rendre hommage...

J’ai reçu un message d’un ami chasseur de contes et je ne résiste pas à l’envie de le partager avec vous.

Cher ami,

Les contes sont des êtres vivants, laissez-moi vous en convaincre. Quand sont-ils né, et où ? Difficile de le dire, ils sont à nos côtés depuis si longtemps ? Peut-être quand nous avons domestiqué le feu, il faut un peu de chaleur pour bien les entendre, du temps à ne rien faire d’autre que les écouter, et j’ai remarqué depuis qu’ils m’accompagnent leur préférence pour la nuit. Ils aiment rester secret, faire un peu peur ou rire de nous et cacher leur beauté. Ils paraissent éternels et il y a des contes si vieux que personne ne se souvient d’où ils viennent. Pas même eux. Et pourtant on peut suivre leurs traces dans beaucoup de pays différents, on les croit disparus et ils réapparaissent. Comment voyagent-ils ? Peut-être se transmettent-ils comme les baisers avec la bouche et la langue. Il faut des amoureux pour les faire renaitre .Ou peut-être qu’il existe des abeilles contineuses butinant des histoires pour en faire un miel doux amère nécessaire à notre alimentation. Peut-être avec les oiseaux et le vent, peut-être ont-ils des ailes aux talons car certains ont traversé les mers, les océans, des montagnes aux grands cols, des déserts de sable ou de glace. Ils ont traversé des guerres, des tremblements de terre, connus sècheresse, inondation, avalanches et mille souffrances. Ils ont été pourchassés et expulsés, il y a des époques où ils devaient se cacher et même un pays où la loi interdit les contes, les cerfs-volants et de rire en public. Il y a des hommes à qui ils font peur et qui croient s’en débarrasser en disant « Ce sont des histoires de bonnes femmes ». Ce qui est sûr c’est qu’ils sont là et que nous avons besoin d’eux comme le rhinocéros a besoin de son petit oiseau qui le pique pour manger les vers dans les pores de sa peau. Ils sont là dissous dans l’eau de la fontaine, source de nos rêves quand il faut boire, apparaissant et disparaissant au gré des vents ils nous aident à voler vers des sommets inconnus et assis sur la montagne nous donne la force, la volonté de la déplacer. Et le soir devant un feu les paroles du conteur semblent danser avec les flammes. Ils savent vivre avec nous dans un monde parallèle auquel nous accédons par des trous noirs et des portes mystérieuses, mais chacun a une clef qui n’ouvre pas la porte des autres. Chacun d’entre nous peut les raconter ou les écouter ou s’endormir à son bon plaisir.

Les contes sont des êtres vivants, du moins je le crois, on dit qu’ils savent apaiser nos peines, cicatriser nos blessures, caresser nos âmes et même faire rire les pierres. Mais ça personne ne peut le prouver Des histoires de bonnes femmes ? Pour le savoir il faut apprendre à les entendre ?

Le 1er janvier … l’année est effacée

 

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